Une page qui se tourne…

Ca y est! Après 1 mois et demi d’absence, me voici de retour! Et ce grâce à mes très chers parents qui ont eu la très grande bonté de me ramener un ordinateur flambant neuf tout droit venu de Belgique. Bon, ce n’est pas un Mac, juste un horrible Windows haha, mais je suis plus qu’heureuse de l’avoir 🙂

Enfin bref, revenons-en à nos moutons! Je t’écris ces quelques mots pour te faire part d’un message important.
On dit que les voyages changent les gens, changent la vision de la vie et du monde. Pour moi, ça s’est avéré vrai, plus que vrai. Le fait de vivre 3 mois incroyables à Ibarra, en Equateur, m’ont appris énormément sur moi et sur la vie. J’ai vécu des expériences humaines géniales et d’autres vraiment difficiles. J’ai appris à connaitre un autre pays, avec ses gens, sa culture, sa façon d’aborder la vie dans son ensemble (amours, joie, peines, relations sociales). J’ai eu des hauts et des bas. J’ai eu des jours où j’étais heureuse, entourée de gens que j’ai appris à aimer (pienso especialmente a mi querida amiga Monse Leon, una loca que quiero demasiado!) et des jours de pluie, de solitude et de déception. J’ai aussi eu l’occasion d’aborder le côté spirituel de cette culture et eu la chance de rencontrer dans ce milieu des gens extraordinaires remplis de sagesse et d’amour inconditionnel.
J’ai même eu la très grande chance de rencontrer 2 filles, une Française et une Belge, qui sont maintenant de très bonnes amies. Je sais qu’il ne faut pas spécialement aller au bout du monde pour rencontrer des gens d’exception (j’en ai des superbes à la maison 😉 ), mais je me sens chanceuse d’avoir pu faire ces rencontres fortuites.

Suite à tous ces moments heureux et surtout à ceux difficiles, j’ai appris énormément sur moi-même. Une fois seule au bout du monde, on n’a pas toujours quelqu’un vers qui se tourner pour pleurer, se réconforter, on n’a pas quelqu’un pour faire les choses qu’on n’aime pas faire à notre place (comme passer des coups de fil, marchander, acoster les gens dans la rue pour demander son chemin…)… Alors on apprend à se débrouiller seule, on grandit beaucoup. On apprend à lâcher du leste quand les gens vous déçoivent et à prendre de la distance. On apprend à ne pas prendre les choses personnellement (un grand pas pour moi!). On trouve d’autres moyens pour évacuer sa tristesse et retrouver le moral. Pour ma part, le yoga, la méditation et un livre appelé « Les 4 Accords Toltèques » m’ont apporté énormément durant ce voyage.

Toutes ces expériences m’ont énormément aidées à grandir, à avancer, et surtout à trouver mon chemin. J’avais déjà une petite idée de ce que je voulais faire de ma vie avant de partir pour l’Equateur, mais j’avais un grand besoin de partir, de sortir de ma vie qui m’étouffait. C’était comme si j’étais en attente de quelque chose. Au jour d’aujourd’hui, je sais éxactement ce que je veux faire de ma vie et la part la plus importante est simplement d’être heureuse et de vivre pleinement le moment présent dans l’amour inconditionel. Je sais exactement qui je suis et pourquoi je suis ici. Je n’ai plus peur de rentrer et de commencer ma nouvelle vie. Et je me sens tellement privilégiée de tenir ce pouvoir dans mes 2 mains au jeune âge que j’ai.

Tout ça pour en venir au titre de cet article. Je t’explique. J’étais sur la plage aux Galapagos, marchant au soleil couchant, les pieds dans l’eau (oui je sais ça fait très cliché). Je regardais les vagues, un lion de mer qui jouait dedans non loin de moi, une raie qui nageait tel un ange des mers sur le rivage, quand tout à coup, ça m’a frappé. J’ai pris conscience qu’il y avait beaucoup de choses que j’aimais faire dans la vie, mais que de prendre des photos de tout à tout prix et d’écrire des articles n’étaient vraiment pas des choses que j’aimais faire. Sur le mois de voyage que je venais d’avoir en Equateur, j’avais quasiment perdu ma passion pour la photographie. Je n’avais plus aucune joie de prendre des photos, je ne sortais quasiment plus mon appareil. Je me suis rappelé aussi le temps qu’il me fallait à chaque fois pour écrire un article et le nombre de fois où je repoussais l’échéance. C’est limite si le vol de mon ordinateur ne m’a pas soulagé de ne plus devoir écrire. Et tout ça de manière inconsciente. C’est seulement sur cette plage que ça m’a sauté aux yeux. Je me suis dit qu’il y avait trop de choses à faire dans une vie que pour passer du temps à faire quelque chose qu’on n’aime pas!

J’ai donc décidé d’arrêter d’écrire et de retrouver mon amour pour la photo. Au lieu de mitrailler tout ce que je fais dans une journée, je vais donc revenir à l’essentiel et prendre en photo ce qui me plait quand ça me plait. Sans pression, sans me dire « il faut que je prenne ça en photo puisque je suis ici, c’est ce que les gens attendent ». Non, non, fini tout ça. Je ne fais plus les choses pour les autres, pour que ça plaise, je fais les choses pour moi. Et si ça plait en plus, alors j’ai tout gagné.
A partir du mois d’août, je vais mettre en route mon nouveau projet « 365 », une photo par jour pendant un an, avec chaque année un récapitulatif. Avec chaque photo un petit mot, une explication, une citation ou que sais-je 😉 Vous allez surement revoir d’anciennes photos, parce que je les aime et que je veux qu’elles fassent parties de cette nouvelle aventure, mais aussi beaucoup de nouvelles!

Je suis persuadée que rien n’arrive par hasard. C’est donc ainsi que la semaine dernière, à Ibarra, j’ai rencontré une jeune Espagnole qui vendait ses photos pour voyager. Ses photos étaient superbes, simples, artistiques et authentiques. C’était une rencontre furtive, mais elle m’a réellement redonné le goût de la photographie, elle a rallumé cette petite flamme en moi, c’est tout ce dont j’avais besoin! Merci l’Univers et merci Olga Besora!

Voilà, tout ça pour te dire que tu continueras à me lire, mais en beaucoup plus court, que tu continueras à voir mes photos, mais seulement ce que j’aime photographier. Rien pour la gloire ou l’audimat, juste de l’authentique, pour l’amour de la photo. Il y a tellement de gens beaucoup plus doués que moi pour tenir un blog, je leur laisse la place volontiers et moi je retourne à ce que j’aime vraiment.

J’espère que ce nouveau projet t’emballera autant que moi. Si tu veux continuer à me suivre voici ma page FB et mon nouveau site 🙂
Je te souhaite également de te trouver comme je me suis trouver, il n’y a pas meilleur cadeau dans la vie.

A très bientôt quelque part sur Terre!

Otavalo (part 2) : las lagunas de Mojanda et el mercado de los animales (ou le marché de l’angoisse!)

Il y a 200 000 ans, la chambre magmatique du volcan de Mojanda a explosé suite à une énorme éruption, formant alors ce qu’on appelle des caldeiras, dépressions circulaires qui, dans ce cas-ci, se sont remplies d’eau, formant 3 lacs de cratère.
Pour ma part, je n’ai vu que 2 lacs : le grand Caricocha et le petit Yanacocha, l’autre semblant s’être asséché. Continuer la lecture

Voyage au pays de l’Ayahuasca

Comment te décrire cette expérience. Peut-être en commençant par te dire que c’est une expérience à double tranchant. Oui, c’est bien ça! Autant être claire depuis le départ, la cérémonie s’est très mal passée pour moi. Mais les effets secondaires ont été assez incroyables!

Mais commençons par le début. Tout d’abord, c’est quoi l’Ayahuasca?
Continuer la lecture

Otavalo (part 1) : le marché artisanal de la Plaza de los Ponchos et la cascade de Peguche

Otavalo est une petite ville du nord, entourée par les volcans Mama Cotacachi et Taita Imbabura. Bien que, comme beaucoup de villes en Équateur, elle ne présente pas beaucoup d’attraits au niveau de l’architecture, à part en ce qui concerne les églises, Otavalo est très fréquentée par les touristes (un peu trop à mon goût).  Et pourquoi, me diras-tu? Continuer la lecture

La solution pour ne pas devoir toujours acheter un billet aller-retour!

Il y a plusieurs mois de cela, j’ai pris la décision de partir en Amérique du Sud pour au moins 8 mois. A part le fait que je savais que je voulais rester  3 mois en Équateur pour y faire du volontariat, je n’avais aucun plan pour la suite. Bien sûr, j’ai un peu tripé et me suis projetée dans plusieurs pays, mais aucun programme n’était vraiment définit (ça ne l’est toujours pas d’ailleurs!). Continuer la lecture