Tout quitter…

Tout quitter, partir à l’inconnu… Ça y est, c’est le moment!

Partir, voyager, je l’ai toujours voulu. Je me rappelle, étant petite, que tout ce que je pouvais m’imaginer faire plus tard se passait dans d’autres pays. En fait, j’ai toujours mis « sans frontières » à la fin de chaque métier que j’ai imaginé faire plus tard. Vétérinaire, médecin, zoologiste… Il se trouve que je ne suis devenue ni médecin, ni vétérinaire, ni zoologiste, mais bien kinésithérapeute. Vous imaginez donc bien quels étaient mes projets après mon diplôme!

J’ai beaucoup travaillé, parcouru la Belgique pour avoir le bon job, fait des tonnes de formations, tout ça pour être assez formée et expérimentée pour pouvoir travailler dans l’humanitaire. La dernière chose qui me manquait pour parvenir à trouver un job rémunéré dans ce secteur, c’était d’avoir une expérience de terrain.
Je me suis, dés lors, mise en recherche d’un lieux où travailler en tant que kiné volontaire. Mon choix se portait sur l’Amérique du Sud car je voulais aussi perfectionner mon espagnol (d’une pierre deux coups!). J’ai fini par trouver une fondation en Équateur qui se spécialise dans les prothèses pour enfants handicapés et personnes amputées.

Ce sera donc le point de départ de mon voyage, même si, entre temps, mes envies de travailler dans l’humanitaire ont quelque peu diminué, même disparu. J’aurais donc pu renoncer à ce voyage, mais j’avais besoin d’aller jusqu’au bout des choses et boucler la boucle. Après autant d’années à travailler dur dans ce but, j’avais besoin d’aller jusqu’au bout.
Et puis, il restait aussi cet irrépressible besoin de voyager, de partir à la rencontre d’un pays, de sa culture, de ses habitants, de leurs coutumes… Ce besoin est plus fort que tout et on ne peut l’ignorer, même avec tous les efforts du monde.
Jusqu’ici je n’avais eu l’occasion que de partir par ci par là en vacances de 1-2 semaines. Assez pour vous dépayser, mais pas assez pour vous imprégner d’un pays. A presque 30 ans, il était temps pour moi de passer le cap et de ne plus être une vacancière, mais devenir une voyageuse.

Alors oui, ça peut paraitre fou pour certains. Avoir un appartement, une voiture, un CDI et un mari et hop décider de partir et de tout quitter. A ceux-là, je répondrais aujourd’hui, à quelques jours du départ « oui, vous avez raison, je suis complètement cinglée, mais qu’est-ce que je suis en train de faire!!!! ». Parce que oui, bien sûr, j’ai peur et je suis triste.

Peur de l’inconnu, de voyager seule, des différents problèmes que je pourrais rencontrer lors de mon voyage ou une fois là-bas. Peur que mon mari, ma famille ou mes amis me manquent trop. Peur de ne pas savoir ce que je vais trouver en revenant.
Triste de quitter tout ce monde et  d’avoir quitter mon super boulot car j’y avais trouvé des collègues extraordinaires, formant avec eux presqu’une famille et des enfants qu’on appellerait différents, mais que moi j’appellerais hors du commun, pour tout l’amour qu’ils m’ont donné  et tout ce qu’ils m’ont appris au quotidien.

Sérieux, qui a des collègues aussi sympas, qui vous offrent pareils cadeaux?!! :D

Sérieux, qui a des collègues aussi sympas, qui vous offrent pareils cadeaux?!! 😀

Mais tout ça, c’est le lot du voyageur. Voyager nécessite des sacrifices, il faut en être bien conscient et les accepter et je les ai acceptés.
Ça y est, je suis prête.

Je suis impatiente et heureuse, je me sens privilégiée et chanceuse de pouvoir réaliser ce rêve et d’être entourée par tant d’amour et de gens supportifs. Quand j’ai annoncé mon départ, tout le monde m’a encouragé « tu as bien raison de le faire », tout le monde m’a donné le courage et la motivation de réaliser mon rêve.
Je ne fonctionne pas avec des regrets, alors je fais toujours ce que j’ai envie de faire. Pour moi, on ne regrette que ce qu’on n’a pas fait, alors je fonce.
Je pars, je m’envole vers ce pays lointain qui va bientôt me dévoiler ses secrets, sa beauté…
(Ne t’inquiète pas, je partagerai bien sûr cette expérience avec toi! 🙂 ).

Pour terminer cet article, j’aimerais te donner un conseil, le voici : si ton rêve c’est de voyager, alors fais-le. Si ton rêve est tout autre, alors fais-le. Vivre c’est maintenant et pas demain. Réaliser ses rêves, ça fait peur, «si tes rêves ne te font pas un peu peur, c’est qu’ils ne sont pas assez grands» et c’est ça qui fait que ça vaut la peine.
Alors fonce, qu’est-ce que tu attends?

Je te retrouve très bientôt avec mes aventures en Équateur! 🙂

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