Otavalo (part 2) : las lagunas de Mojanda et el mercado de los animales (ou le marché de l’angoisse!)

Il y a 200 000 ans, la chambre magmatique du volcan de Mojanda a explosé suite à une énorme éruption, formant alors ce qu’on appelle des caldeiras, dépressions circulaires qui, dans ce cas-ci, se sont remplies d’eau, formant 3 lacs de cratère.
Pour ma part, je n’ai vu que 2 lacs : le grand Caricocha et le petit Yanacocha, l’autre semblant s’être asséché.
Comme toutes les beautés d’Équateur, las lagunas de Mojanda valent le détour! En partant d’Otavalo, tu peux rejoindre Mojanda soit en camionnette (mais ça coûte très cher! 15$ par personnes, et encore, c’était le prix donné à un Équatorien…), soit en partie en bus-à pied-en stop. Je te recommande fortement cette dernière option!
Nous sommes donc parti du terminal d’Otavalo en bus. Celui-ci nous a emmené un peu en dehors de la ville, juste au moment où ça commence à grimper, pas de chance! Haha. Nous voilà donc parti pour de la grimpette en espérant rencontrer une bonne âme pour nous amener au sommet (y a quand même 15 kilomètres de montée…).  Mais, en Équateur, le stop n’est pas très répandu. On a donc dû monter pendant plus d’1 heure sous une chaleur étouffante avant d’être pris en stop par de gentils ouvriers qui nous ont bien gentiment déposé au-dessus, alors que ce n’était même pas leur destination (les Équatoriens ont le cœur sur la main!).
Une fois arrivés, je suis, comme à chaque fois ici, subjuguée par la beauté de l’endroit. C’est immense, c’est calme, c’est sauvage, c’est tout simplement merveilleux.

DSC09205DSC09213 Par contre, on m’avait prévenue qu’il faisait froid là-haut, mais je ne pensais pas à ce point! Un conseil si tu t’y rends, emmènes gants, bonnet, polaire et une bonne veste! Il y fait un froid de canard!!!
Pour combattre le froid, je te propose un remède miracle : la marche! 😀 C’est parti donc pour l’ascension des collines avoisinantes, à la recherche des autres lacs. DSC09208DSC09204 Une chose assez impressionnante à Mojanda, c’est le brouillard. Tu te ballades tranquillement en profitant de la vue et puis d’un coup, tu ne vois plus rien, il fait tout blanc. Tu attends 1-2 minutes et le brouillard a disparu.
DSC09232 DSC09226 DSC09233 DSC09234 DSC09207En plus de la vue sur le lac, Mojanda offre une nature sauvage que j’ai trouvé vraiment magnifique. On appelle ces prairies de haute altitude typiques des Andes équatoriennes, les parámos.
DSC09276MojandaArrivé au dessus la première colline, d’où les enfants descendes à toute vitesse sur des morceaux de cartons (on fait avec ce qu’on a quand il n’y a pas de neige pour faire de la luge! 🙂 ), on découvre des vallées, des montagnes, des marécages, toutes sortes de fleurs et autres richesses de la nature.
DSC09229 DSC09240 DSC09242 DSC09243 DSC09248 DSC09252 DSC09264 DSC09262Et enfin, en haut d’une colline, on aperçoit l’autre lac de Mojanda.
IMG_0600DSC09315 IMG_0602Comme tu l’auras compris, Mojanda a été un vrai coup de cœur pour moi et si tu es dans le coin, je te recommande vraiment de ne pas râter ça!
DSC09269 IMG_0597 IMG_0613Maintenant que je t’ai fait rêver (enfin je l’espère) avec les photos de cet endroit merveilleux, permet moi de te faire redescendre sur terre, de façon violente, je te l’accorde, avec le marché des animaux d’Otavalo. Que tu sois ami des animaux ou non, je suis sure que toi, ami voyageur, tu respectes la vie et la nature. C’est pourquoi, je suis certaine que toi aussi tu auras le cœur fendu en visitant ce marché.
Il s’agit d’un des plus important marché de la région. Les gens viennent même de Colombie pour y acheter leurs animaux. On y trouve de tout! Des vaches, cochons, canards en passant par les pigeons, cailles, chevaux et les fameux cochons d’inde (Cuy, qu’ils aiment manger à la broche!).
En tant que protectrice des animaux et végétarienne convaincue, j’aurais pu me réveiller ce matin-là avec une meilleure idée que celle de visiter ce marché. Mais comme le Routard le recommandait fortement, je lui ai fait confiance.
L’intérêt pour moi de voir ça? Aucun! Seulement celui d’avoir mal au cœur, les larmes aux yeux et l’envie irrépressible d’acheter toutes ces pauvres bêtes pour les ramener chez moi (je me suis vite rendue compte que ce projet n’avait pas d’aboutissement possible, rassure toi! 😉 ). Je ne sais pas ce qui était pire : entendre les cochons hurler à la mort, les cochons d’Inde couiner quand les gens les attrapent par la gorge, des poules et des lapins jetés dans des sacs en toile, voir les coqs élevé pour le combat ou encore les poules pendues par les pattes le regard résigné.  Je pense que le mieux, c’est de te laisser juger par toi-même (oui j’ai immortalisé la scène, au moins ça détournait mon attention de la souffrance ambiante).
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A bientôt quelque part sur Terre!

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